Érita : Équipe de Recherche Interdisciplinaire Triolet / Aragon

Journée d’études "Actualité d’Aragon" 31 mars 2007

vendredi 7 juillet 2006, par L. V.

Centre de recherches sur le surréalisme de Paris 3 GDR 2223 CNRS. (Directeur : Henri BEHAR)

UNIVERSITÉ PARIS III. 31 mars 2007. Sorbonne, Salle Bourjac

Journée d’études « Actualité d’Aragon » UMR 7171 « Écritures de la modernité »

Pendant un temps, Aragon et Elsa Triolet, soucieux de jouer un rôle de défricheurs des jeunes talents et de légitimer leur place dans le champ littéraire, ont contribué par leurs articles dans Les Lettres françaises à révéler certains jeunes romanciers ou certains jeunes poètes. En imaginant d’écrire l’autobiographie fictive d’un personnage nommé Antonin Blond dans L’Inspecteur des ruines (1948), Elsa Triolet pense peut-être pour ce roman désillusionné de l’après-guerre à Antoine Blondin qui publiera L’Europe buissonnière l’année suivante. En organisant le 14 décembre 1965 la fameuse « Soirée du Récamier » au célèbre théâtre parisien, Aragon a assuré la promotion de jeunes poètes comme Pierre Lartigue, Bernard Noël, Bernard Vargaftig ou Jacques Garelli. Certains continuent à lui en savoir gré, d’autres, comme Jacques Roubaud ou Philippe Sollers, ont choisi avec panache de tuer le père. Et sur cette histoire littéraire récente, les archives du Fonds Aragon-Elsa Triolet du CNRS et les documents récemment entrés à la bibliothèque du Moulin de Saint-Arnoult pourraient apporter un éclairage neuf. Il serait donc intéressant, pour l’histoire littéraire, d’interroger ces moments et ces phénomènes du champ littéraire, du double point de vue de l’aventure individuelle et de l’aventure collective.
D’autre part, aujourd’hui, au moment où les grands affrontements idéologiques de la guerre froide se font moins pressants et où on réévalue l’héritage de grands écrivains staliniens, nombreux sont les écrivains qui relisent Aragon et qui font entendre dans leur écriture l’écho singulier d’une telle filiation. On ne donnera que quelques exemples : Les Adieux à la reine de Chantal Thomas qui porte la marque de l’intertexte de La Semaine sainte et son article dans L’œil  ; le très récent roman d’Hédi Kaddour, Waltenberg, qui évoque explicitement la leçon tourmentée du Roman inachevé  ; ou encore l’écho insolite d’Aragon dans Tigre en papier d’Olivier Rolin. Cette résurgence-là paraît tout aussi intéressante à explorer, dans une approche qui aborderait ces phénomènes de filiation dans la perspective de l’intertextualité.
Ce seraient donc les deux axes d’une telle interrogation qui pourrait s’organiser sur les deux versants du roman et de la poésie, en sollicitant à la fois des réflexions de chercheurs et des témoignages des écrivains eux-mêmes.
Vos suggestions et propositions de communications seront les bienvenues. Si vous êtes intéressé par ce thème, veuillez adresser votre proposition pour la fin septembre 2006, par mail ou par courrier postal, à Maryse Vassevière.

Maryse VASSEVIÈRE maryse.vasseviere@wanadoo.fr
Université Paris 3- Sorbonne Nouvelle
Institut de littérature française (salle 429B)
13 rue de Santeuil F- 75231-PARIS Cedex 05

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