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Archives sonores Triolet - Aragon sur la Radio Suisse Romande

vendredi 26 octobre 2007, par L. V.

L’horloge de sable Christian Ciocca Lien vers le descriptif de l’émission

* le samedi de 13h30 à 15h30

Les trésors des archives de la Radio Suisse Romande

"Même une pendule arrêtée donne l’heure exacte deux fois par jour."

Proverbe populaire

Si la radio défriche avec bonheur notre quotidien, elle a aussi une mémoire. Les archives de la Radio Suisse Romande recèlent des trésors inestimables, les voix de ses hôtes, des artistes, l’art des musiciens qu’elle reçoit jour après jour. Un patrimoine qui a traversé le siècle et dont la redécouverte relève de la lutte contre l’éphémère.

Avec la collaboration régulière de Josette Suillot, de Gérald Bloch et de Blaise Dupasquier.

* samedi

samedi 03 novembre 2007 Aragon et Elsa, les amants du XXe Elsa Triolet et Louis Aragon sur la couverture de la revue "Recherches croisées Elsa Triolet - Aragon" édité par l’ERITA. [Équipe de Recherche Interdisciplinaire Elsa Triolet / Aragon-site officiel]

Elsa Triolet et Louis Aragon sur la couverture de la revue "Recherches croisées Elsa Triolet - Aragon" édité par l’ERITA. [Équipe de Recherche Interdisciplinaire Elsa Triolet / Aragon-site officiel]

Un des couples les plus célèbres du siècle dernier en paroles croisées grâce à deux documents exceptionnels.

A sa mort, le 24 décembre 1982, personne ne contestait qu’avec Aragon venait de disparaître le plus grand écrivain francophone du moment.

Pourtant, le poète mis moult fois en chansons pâlissait déjà aux oreilles de la jeunesse. Son entêtement missionnaire au service du Parti Communiste français l’avait également disqualifié aux yeux de l’opinion.

Après la mort de sa compagne, le 16 juin 1970, Aragon s’est égaré à l’ombre de lui-même, plus libre peut-être qu’on a bien voulu le dire. Il avait révolutionné l’écriture française au début du XXe siècle, il le savait, lui restaient alors ses amours libertines et l’envie de brouiller les pistes.

Quelle mesure donner à l’amour fou qu’il portait à Elsa Triolet ? D’un an son aînée, Elsa Kagan a traversé la Révolution bolchevique et fut – au milieu des avant-gardes qu’elle fréquentait à Berlin puis à Paris – un témoin des tensions douloureuses qui minaient les artistes, comme son beau frère Maïakovski. Le suicide en 1930 à Moscou de cette grande figure de la poésie « révolutionnaire » a marqué en profondeur Elsa. Elle n’a jamais rejoint le Parti au contraire d’Aragon qui y adhéra le 6 février 1927. Leur engagement tant artistique que politique durant la guerre a sauvé l’honneur des poètes contre l’occupant nazi. En 1942, les Cahiers du Rhône aux Editions de la Baconnière à Neuchâtel publiaient Les Yeux d’Elsa, admirable recueil d’amour et de combat.

Jusqu’à la publication de Il ne m’est Paris que d’Elsa en 1964, sans oublier le chef-d’œuvre Le Fou d’Elsa l’année précédente, Aragon n’a cessé de saluer sa muse dont la propre œuvre romanesque se voulait aussi réponse à l’écriture de Louis.

Grâce à un entretien exclusif accordé par Aragon à Paule Chavasse, correspondante de Radio-Lausanne à Paris, retrouvé dernièrement dans nos archives, à l’écoute du dernier dialogue avec Elsa Triolet par la même journaliste en juin 1970 quelque deux semaines avant sa mort, nous suivrons ces deux amants du XXe siècle dans l’éblouissement de leur vie amoureuse, aventureuse et parfois… menteuse.

* Déclaration publique d’Aragon lors d’un meeting de l’Union de la Gauche pour la campagne présidentielle, le 19 avril 1974 (Les voix du Parti Communiste français, CD Frémeaux Frères, 1999) * Il ne m’est d’expo que d’Elsa. Grand entretien exclusif avec Aragon en marge de l’exposition sur Elsa Triolet à la Bibliothèque Nationale de France par Paule Chavasse [archive inédite] (Réalités, RSR II, enr. 18.04.1972) * La mise en mots. Grand entretien avec Elsa Triolet quelque quinze jours avant sa mort par Paule Chavasse (Réalités, RSR I, Livre d’or de la Radio Suisse romande, enr. début juin 1970 c.) * Il n’y a pas d’amour heureux. Entretiens avec Aragon enregistrés dans son appartement rue de Varenne à Paris par Francis Crémieux [extrait] (RTF Promotion, 10.12.1963, CD Radio France-INA, 1997)

… et plusieurs chansons sur des poèmes d’Aragon par Jacques Douais, Hélène Martin, Jean Ferrat, Marc Ogeret, Catherine Sauvage et Léo Ferré.

Réalisation : Samuel Morier-Genoud

(LV)

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