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Exposition Aragon et l’art moderne au Musée de La Poste (2010)

lundi 17 mai 2010, par C. G., L. V.

Une exposition sur Aragon et l’art moderne à ne pas manquer.

1. Aragon et l’art moderne du 14 avril au 19 septembre 2010 au Musée de la poste

« L’Adresse Musée de La Poste crée l’événement à Paris avec l’exposition « Aragon et l’art moderne », présentée du 14 avril au 19 septembre 2010 dans la galerie du Messager. Un accrochage prestigieux : Signac, Pirosmani, Matisse, Marquet, Picasso, Braque, Léger, Gris, Duchamp, Chagall, Klee, Man Ray… A voir absolument.

Des trois « fondateurs » du surréalisme, qui ont tous beaucoup écrit sur les artistes et leur travail, seul Aragon n’avait pas encore fait l’objet d’une exposition montrant des œuvres qui lui ont inspiré textes ou articles (Philippe Soupault a été consacré en 1989 par la ville de Montreuil-sous-Bois et André Breton en 1991 par le Centre Georges Pompidou). C’est donc une première : l’Adresse Musée de La Poste rend aujourd’hui compte de ce dialogue entre l’écrivain et les artistes du XXe siècle. C’est aussi l’occasion de rappeler, par-delà les polémiques ou les dithyrambes, l’attachement sans faille à la création, aux formes nouvelles, d’un des esprits les plus brillants et les plus complexes de son temps.

Plus de 150 œuvres - tableaux, dessins, collages, photos, sculptures, tapisserie… - exécutées par les plus grands artistes du siècle dernier sont ainsi réunies au sein de la galerie du Messager du musée. Plusieurs réalisations de peintres et dessinateurs contemporains - Titus-Carmel, Moninot ou encore Le Yaouanc - sont aussi exposées. Ponctué de citations d’Aragon, c’est à un voyage à travers des courants essentiels de la peinture – fauvisme, cubisme, dadaïsme, surréalisme, réalismes socialiste français et soviétique… - auquel est invité le visiteur. Celui-ci pourra même pénétrer un peu l’intimité d’Aragon et de sa femme Elsa Triolet : une évocation de l’appartement qu’ils occupaient rue de Varenne, à Paris, est en effet également proposée. Aux murs de l’espace reconstitué, des photos d’Elsa, d’amis du couple, des petits mots, des cartes postales, des œuvres de peintres qu’Aragon a aimés, auxquels il est resté fidèle. « Aragon et l’art moderne » à l’Adresse Musée de La Poste, un événement à ne vraiment pas manquer. »

Source de cette page : www.ladressemuseedelaposte.com

2. Aragon et l’art moderne - Un siècle de création à voir… et à lire

« Signac, Pirosmani, Matisse, Marquet, Picasso, Braque, Léger, Duchamp, Chagall, Klee, Man Ray… Louis Aragon a croisé tous les artistes du XXe siècle, écrit sur la plupart d’entre eux. L’Adresse Musée de La Poste a réuni des œuvres d’une quarantaine de ces créateurs et des extraits de textes que l’écrivain leur a consacrés. Une expo exceptionnelle… A voir absolument ! Du 14 avril au 19 septembre . Il y des articles ou des livres qui traitent de peinture, de sculpture, qui sondent les artistes, s’emparent de leurs œuvres. Ce sont des invites à se rendre dans des musées ou des galeries pour regarder des tableaux, des objets, s’intéresser à leurs créateurs… Inversement, il n’est pas si fréquent que des expositions incitent les visiteurs à la lecture ou la redécouverte d’écrits dédiés aux peintres ou aux sculpteurs dont ils sont venus voir le travail. L’accrochage « Aragon et l’art moderne », que propose l’Adresse Musée de La Poste d’avril à septembre, est de celles-là. « Cette exposition peut s’apprécier en deux temps, d’abord celui de la vision des œuvres présentées, explique Josette Rasle, la commissaire d’exposition, et ensuite, chez soi, celui de la lecture des écrits qu’Aragon a consacré aux artistes réunis dans cette présentation. » Le premier temps est à lui seul tout simplement magique. La plupart de ceux qui ont compté dans le développement et le renouvellement de l’art du XXe siècle (plus d’une quarantaine d’artistes au total) sont là : Signac, Pirosmani, Matisse, Marquet, Picasso, Braque, Léger, Duchamp, Chagall, Klee, Man Ray, Miro, De Chirico, Giacometti…

Un « casting » étourdissant !
Tout comme sont revisités les courants essentiels de la peinture de cette période continuellement effervescente -cubisme, dadaïsme, surréalisme, réalismes socialistes français et soviétique. Figurent aussi plusieurs réalisations de peintres et dessinateurs contemporains, tels que Titus-Carmel, Moninot ou encore Le Yaouanc. Soit plus de 150 œuvres splendides – tableaux, dessins, collages, sculptures, livres illustrés, tapisserie… -, ponctuées tout au long de la visite de citations d’Aragon. « Une grande part de ce qui est exposé provient de collectionneurs privés, poursuit Josette Rasle, mais de nombreux musées, comme les musées d’art moderne et contemporain de Strasbourg, d’art moderne de Paris, d’art et d’histoire de St-Denis, de St-Etienne ou encore le centre Pompidou, ont également apporté leurs concours à l’exposition. »

De vrais romans
La Maison Elsa Triolet-Aragon, le centre de recherche et de création situé au sein de la demeure que possédaient dans les Yvelines Louis Aragon et son épouse, a de son côté prêté plusieurs oeuvres et ouvrages ayant appartenu au couple. Les visiteurs peuvent d’ailleurs pénétrer un peu l’intimité des deux écrivains : une évocation de l’appartement qu’ils occupaient rue de Varenne, à Paris, est en effet proposée au cœur de l’exposition. Aux murs de l’espace reconstitué, des photos d’Elsa, des petits mots, des cartes postales, des tableaux, des dessins… « Aragon n’était pas un critique d’art, ses textes sur la peinture ou la sculpture sont parfois de vrais romans, affirme Josette Rasle, loin des dithyrambes comme des polémiques, il faut le lire, pour connaître ses réflexions, ses interrogations, ses doutes et sa passion infinie pour la création et ceux qui la servent. » Une lecture à effectuer dans un second temps.

Infos pratiques "Aragon et l’art moderne" L’Adresse Musée de La Poste 34 Bd de Vaugirard 75731 PARIS CEDEX 15 Du 14 avril au 19 septembre 2010 (ouvert tous les jours sauf dimanche et jours fériés) de 10h à 18h . Tarif : 6,50 € (tarif réduit 5,50 €, gratuit pour les moins de 13 ans). »

Renseignements : Tel : 01 42 79 24 24

Métros :
Montparnasse (sortie place Bienvenue).
Pasteur
Falguière

Bus :
Lignes 28, 48, 88, 89, 91, 92, 94, 95, 96
Source : www.paris.fr/portail/Culture

3. « Exposition surréaliste ! » par Jeanne Guillebon, extrait de CultureMag
Une idée de départ originale : mêler littérature et art, non pas à la manière d’une œuvre illustrée, puisque le texte de Louis Aragon vient après, mais plutôt pour souligner la connivence entre les différents membres du surréalisme quelle que soit leur spécialité.
Selon le poète, en effet, art et littérature sont imbriqués et tous deux interrogent l’Homme et le Monde. L’art moderne selon Aragon : voilà de quoi mettre l’eau à la bouche des passionnés de littérature et d’art ! De plus le Musée de la Poste nous promet plus de quarante artistes dont Signac, Matisse, Picasso, Delaunay ou encore Chagall. Ce panel permet à chacun de découvrir ou de redécouvrir certains des plus grands artistes. On révise son Histoire de l’art. Jusque-là rien à dire, c’est le but de toute exposition de donner à voir.
Le problème, justement, est qu’Aragon, lui, est écrivain et poète. Si on peut contempler ses œuvres préférées, de ses écrits on ne peut lire que quelques bribes qui sont très peu mises en valeur. Il n’y a presque rien à voir de lui. Or sans ses textes explicatifs, on ignore totalement pourquoi avoir choisi telle œuvre plutôt qu’une autre. Il devient très difficile de percevoir la présence d’Aragon au milieu de l’exposition. D’ailleurs Josette Rasle, commissaire de l’exposition, déclare : « cette exposition peut s’apprécier en deux temps […] la vision des œuvres présentées, et ensuite chez soi, la lecture des écrits ».
Que l’on ait davantage envie de lire Aragon soit, mais si l’on n’en sait pas plus sur lui en sortant du musée où est l’intérêt de l’exposition intitulée Aragon et l’art moderne ? Plus on avance dans la visite plus le thème devient flou, si bien qu’on ne sait plus à quoi se raccrocher, cherchant en vain un fil conducteur dans la scénographie. Le thème, nous rappelle-t-on, est « un dialogue entre cet écrivain et les artistes du XXe siècle ». Vaste programme, si vaste qu’on ne sait plus où donner de la tête.
Il y a trop d’artistes et trop de courants différents pour une seule exposition.
On y trouve en effet des peintures, des collages, des sculptures ou encore des livres illustrés, des affiches, des films c’est-à-dire un mélange d’art, de littérature, de politique et d’histoire à la fois. On patauge entre trois périodes qui courent de 1920 à sa mort en 1982. On parcourt ainsi le cubisme, le dadaïsme, puis les réalismes socialistes et soviétiques, cette fois uniquement en France, et on croise enfin des artistes plus contemporains comme Moninot et Boltanski.
Toute cette époque est passionnante mais encore faut-il être un fin connaisseur du surréalisme et d’Aragon pour y voir clair. De plus, certaines œuvres magiques sont mêlées à d’autres beaucoup moins sensibles et on aimerait pouvoir en découvrir plus mais sur un plus petit nombre d’artistes.
L’exposition est donc décevante car on a du mal à pénétrer dans l’univers et l’intimité d’Aragon, et à partager sa passion. Josette Rasle, commissaire de l’exposition, écrit encore : « Aragon, c’est un univers, on est toujours en apprentissage avec lui ». Or, ici, ce n’est pas une simple initiation à Aragon qui nous est présentée ; tout son univers nous est jeté à la figure en une brève exposition, ce qui n’est pas évident à digérer.
Jeanne de Guillebon

Source de cet article : www.culturemag.fr

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